Enseignement des Moines de la forêt

La sagesse du moine, 108 histoires sur l’art du bonheur par Ajahn Brahm, Editions Almora.

 Ajahn Brahm étudia le dharma auprès de Ajahn Chah (1918-1992), célèbre moine de la forêt thaïlandaise qui influença considérablement le bouddhisme theravada par une approche directe mais aussi la société thaïlandaise par son rayonnement.

Ahahn Brahm a recueilli 108 récits bouddhistes, métaphores de surface ou métaphores profondes, véhicules d’enseignements directs ou au contraire serpentins.

Dans ces histoires ou anecdotes, une sagesse du quotidien côtoie la profondeur de la vie de l’esprit. L’humour, très présent, permet des recadrages salutaires.

« Quand quelque chose va mal, il peut sembler commode de trouver un fautif, mais rejeter la faute sur autrui règle rarement le problème.

Si votre derrière vous démange

Qu’est-ce que ça change

De vous gratter la tête ?

 

Voilà comment Ajahn Chah décrivait le fait de rejeter la faute sur les autres : se gratter la tête quand c’est le derrière qui démange. »

Les histoires choisies, et offertes, traitent de la perfection et de la culpabilité,  de l’amour et de l’engagement, de la douleur et de la crainte, de la colère et du pardon, de « Comment créer le bonheur ? », des problèmes cruciaux et de leur solution : la compassion, de la sagesse et du silence intérieur, de l’esprit et la réalité, des valeurs et de la vie spirituelle, de la liberté et de l’humilité, de la souffrance et du lâcher-prise. Ajahn Brahm peut nous inviter à penser à la lessive pour, plus loin, prendre la mort avec légèreté. Il commente peu les histoires qui portent elles-mêmes leurs enseignements mais ces indications, sobres, ont une portée immédiate. Sur la liberté :

« Il y a deux types de liberté dans notre monde : être libres de désirs, ou être libre du désir.

Notre culture occidentale moderne ne reconnaît que le premier type de  liberté : la liberté de désirs. Elle vénère cette liberté en la portant aux frontispices des constitutions nationales et des déclarations des droits de l’homme. On peut dire que les principes qui sous-tendent la plupart des démocraties occidentales tendent à protéger la liberté des gens à réaliser leurs désirs, autant que possible. Mais on peut remarquer que dans de tels pays les gens ne se sentent pas vraiment libres, en réalité.

Le second type de liberté, être libre du désir, n’est vénéré que dans quelques communautés religieuses, où l’on apprécie avant tout la satisfaction et la paix qui naissent de l’absence de désir. On peut remarquer que dans de telles communautés, portées sur l’ascétisme, comme dans mon monastère, les gens se sentent tout à fait libres. »

Ce livre est un peu comme un ami sage et drôle qui saurait éclairer notre esprit, pas à pas, avec discrétion et respect.

Editions Almora, 51 rue Orfila, 75020 Paris, France.

www.almora.fr

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