Eveil ordinaire : petits cailloux sur le chemin de François Malespine

Petits cailloux sur le chemin de François Malespine, Editions L’Originel – Charles Antoni.

Voici un ouvrage de spiritualité plein de sensibilité, de justesse, de compréhension. Est-ce parce que François Malespine est peintre ? Ce livre est un regard vivant sur le chemin spirituel, un chemin de l’intime et de la profondeur, une exploration tranquille de l’interne.

Cette exploration commence et s’achève dans l’ici et maintenant, dans l’intensité de ce qui s’offre à l’instant même.

Mais qu’est-ce qu’un chemin spirituel ? François Malespine répond d’abord en quelques mots :

« C’est ce qui transforme le caillou dans la chaussure en cailloux du Petit Poucet. Encore faut-il voir et reconnaître que nous nous sommes perdus. Encore faut-il découvrir que le caillou dans la chaussure et celui du Petit Poucet sont un unique et même caillou. Question de regard. »

L’amour, l’apprendre, la présence, la conscience, le renversement de la souffrance, le détachement, l’éveil ordinaire, sont au cœur du propos. François Malespine dissout au passage l’opposition illusoire entre Orient et Occident. Il s’agit des constantes des voies d’éveil. Elles sont universelles. Et toujours, les mots naissent de l’expérience et non des concepts.

« Retrouver, même un instant, la Conscience sans aucun contenu nous ouvre à une perception nouvelle de ce que nous sommes vraiment : l’espace en lequel la manifestation, à commencer par ce que nous appelons moi, apparaît, change, et disparaît, d’instant en instant. Bien qu’infiniment précieuses, ces retrouvailles avec ce que nous sommes, ne mettent pas pour autant un terme au mécanisme d’identification. Par contre, il ouvre au réel en mettant en lumière nos erreurs de perception. Le mécanisme d’identification apparaît dans la Conscience, nous ne sommes plus le nez dans le guidon ! Des termes comme vide, vacuité, que nous avions souvent rencontrés, ne sont plus de simples mots, ou une simple compréhension intellectuelle. Ils sont ce que nous sommes, que nous connaissons, non comme un savoir, mais comme une nouvelle naissance. »

Et François Malespine précise :

« Je Suis – le Vide, la Vacuité, la Vision sans le vu – ne se dévoile à nous qu’après nous avoir fait vivre une mort. Je Suis est pur néant pour la conscience existant à partir de la sensation moi. Ce néant, nous le connaissons tous en ce que nous nommons peur existentielle. Nombreuses sont les situations qui nous font la rencontrer. Et puis un jour « ça » reste ouvert à cette peur. Une première mort survient. Une première naissance nous fait naître au Je suis. C’est l’éveil ordinaire. Ordinaire car nous voilà comme un nouveau-né, encore fragile de nos mécanismes d’identification. Mais quelque chose n’est plus jamais comme avant car une certaine mort a été vécue, nous donnant la connaissance – non comme un savoir mais par l’expérience de « naître avec » – en découvrant ce qu’est mourir. »

Un beau livre. Une expérience de beauté et d’intimité.

Editions L’Originel – Charles Antoni, 25 rue Saulnier, 75009 Paris, France.

http://www.loriginel.com/

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