Avel IX. Rêves et Songes

Avel IX Poésie, Art, Littérature n°31. Les Amis de la Tour du Vent.

Ce numéro de la revue dirigée par Béatrice Balteg et fondée en 1987 « pour perpétuer la démarche poétique » de Théophile Briant célèbre donc le trentième anniversaire de la revue à travers « Rêves et Songes ».

Au sommaire, nous trouvons des Lettres et dédicaces inédites de Colette à Théophile Briant de 1922 à 1949, un texte de Théophile Briant daté de 1939 et intitulé Le Rêve dont voici deux extraits :

« Songe, rêve, mots magiques de notre langue, vous seuls représentez encore les derniers vestiges de l’enfance du monde. Oui, avant d’arriver à ce moment de vieillissement planétaire, où SATURNE, à moitié gâteux, s’apprête à dévorer ses derniers enfants il fut un âge d’or, où sous les astres nouveau-nés, les anges et les hommes rêvaient du monde à venir, car le rêve fut l’état primitif des premières créatures de Dieu. »

« Légendes, mirages, paniques inimaginables, voluptés idéales, d’où sortirent peut-être des fils du ciel et du songe, le monde des rêves est un « opéra fabuleux ». Car il y a d’étranges analogies entre le rêve et la poésie, à cause de cette détente miraculeuse qui permet à l’âme, libérée des chicanes de la raison pure, d’écarquiller ses prunelles de songe, qui ne connaissent ni le temps ni l’espace, sur la féérie du cosmos et des corps célestes et d’établir l’équation des métamorphoses de la nature et de ses propres « variations symphoniques ». A travers l’énigme des croisières sidérales, la mer mouvante des images nocturnes, la cellule reste la camera suprême, porteuse de passé, synopsis d’avenir. »

Daniel Auray s’intéresse à la fragilité et la force du rêve à travers le rêve éveillé de Faridet le bouffon tandis que Myrdhin part à la recherche de La Clef des Songes du monde celtique.

Ce numéro propose également de nombreux poèmes dont Rivages Infinis de Marc Le Gouard :

 

Rivages Infinis

 

Eternité

 

Rends-moi

Aux rivages infinis

Dont je rêve

En mon sommeil humain

 

Terre-mère

D’avant la naissance

Et d’après la mort.

 

Immensité sablonneuse et océane

Où mon esprit repose

Entre deux vies…

 

Entre deux vagues

Qui se déroulent

A l’infini de ma mémoire

 

Et vont mourir sur un rivage…

 

De vagues en vies

De vies en vagues

De vagues envies de tout quitter…

 

Et revenir…

 

Enfin, Jean-Luc Legros, en colère face à la prolifération des « fausses paroles », nous rappelle que « Les poètes ne pensent pas que le verbe puisse être employé en pure perte, ils se sentent une mission de s’acquitter d’une tâche peu ordinaire, selon leur inspiration et leur genre propre. Une sensibilité poétique ne sort jamais indemne : un paysage, un chat qui s’étire ou ce flot de sang répandu à la surface de la terre. »

 

Association des Amis de la Tour du vent, 87 avenue Kennedy, 35400 Saint-Malo, France.

www.latourduvent.org

 

 

 

 

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